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Jordi Mas Dansa

«Je me considère comme danseur, chercheur et penseur, concerné par des choix de vie qui ont trait à la santé, l’action communautaire, l’art et la création. Initialement influencé par le Laboratoire de Météorologie du Corps, dès l’année 2000 je fus interprète dans diverses compagnies de danse, et m’impliquais dans la création chorégraphique tant en salle de spectacle qu’en extérieur, urbain ou naturel. Actuellement mon activité consiste à concevoir et réaliser des projets qui relient la connaissance du corps humain avec les échelles spaciales et temporelles de lieux déterminés, avec l’objectif d’amplifier l’étendue de la danse, afin qu’elle atteigne des domaines dans lesquelles elle semblait pourtant inattendue.»

Jordi Mas est devenu danseur au sein de la compagnie Raravis, André Corchero et Rosa Muñoz. Il a collaboré aux créations de la compagnie («Encarnació i el silenci», «...De San Vito», «Present Vulnerable») de 2000 à 2009 et notamment lors de sa résidence a l’Estruch de Sabadell (2003-2008), Il a également dansé au sein de projets internationaux comme le collectif hispano-argentin Melena («Todos los otros son toros (yo soy El Juli)» 2013). De 2010 à 2012, il chorégraphie et danse le solo «80 kilos de tierra», donné à Barcelone et à Buenos
Aires.
Sa conception de la danse est inspirée de la Météorologie du corps, ou Bodyweather, courant développé par Min Tanaka dans les années 80, qui conçoit le corps et le mental comme des entités non centrées, non hiérarchiques et extrémement poreuses à l’environnement. Les expériences de vie deviennent danse et la danse devient expérience de vie. Egalement jardinier, cuisinier, pédagogue, Jordi Mas pense l’action, le mouvement et le travail comme danse. Il fonde en 2013 le collectif Fudo Sei ( ou Climatologie) avec Zoé Balasch, danseuse, et mène des actions publiques et des performances sur le territoire. A partir de 2016, il collabore avec des géographes, des photographes, des sociologues, des architectes et des urbanistes sur des projets à dynamique territoriale, humaine, écologique.

Florence Girardeau développe depuis une plusieurs annéesune pratique  pluri-disciplinaire : dispositif, installation, vidéo, dessin, collage, photographie. La conception de ses oeuvres vise souvent à dévier un point de vue attendu ou présupposé, et à penser l’abord, la marge, ou encore la relation et l’espacement entre les choses. Sa pratique artistique questionne les processus de perception, allant de l’innée à l’acquis, du corps physique et ses cinq sens à l’activation de la mémoire animale ou culturelle. Les oeuvres mettent en confrontation cette perception corporelle à l’espace, c’est à dire à des notions d’échelle, d’orientation, de repères, ainsi qu’à la notion de lieu, de territoire et d’architecture.
De ses oeuvres émanent une inquiétante étrangeté. Si sa pratique part du vivant comme matière non-organisée, elle en fait surgir les idées d’absence, de disparition, ou encore la question d’une temporalité altérée, minérale.